Deuxième correspondance de ASMA au président François Hollande.

Publié le par Action Solidaire Pour Marafa (ASMA)

Deuxième correspondance de ASMA au président François Hollande.

Action Solidaire pour Marafa

                                              Présidence de la république française

                                                        Palais de l'unité

.                                             55 rue du Faubourg Saint Honore

                                                              75008 Paris.

 

 

Ref: ASMA / CAE 08/ PRF/1607/

 

 

                          A Monsieur François Hollande, Président

                                               De la république.

 

Objet : Compte Rendu.


 

Monsieur le président,

C'est avec beaucoup d’intérêt que nous avons appris par le biais de votre correspondance du 18 avril 2016 Ref : PDR/SCP/BEAR/E014763 que la situation de Monsieur Marafa Hamidou Yaya injustement accusé et condamné au Cameroun, était suivie avec attention par votre ambassade à Yaoundé.

Nous nous réjouissons de l'attention que vous, à travers le ministère des affaires étrangère et du développement international, portez à ce dossier.

Néanmoins, permettez nous une fois de plus par le biais de celle-ci de revenir avec vous sur quelques nouveaux développements autour de cette affaire.

En effet le 17 mai dernier, comme vous avez pu l'apprendre, la Cour suprême du Cameroun en réduisant la peine de Monsieur Marafa Hamidou Yaya, a confirmé sa condamnation prononcée le 22 septembre 2012 sous le fallacieux prétexte de complicité de détournement de fond public alors que jusqu'ici aucune preuve, aucun fait matériel, factuel, n'est présenté par l'accusation pour soutenir cette condamnation ou pour prouver cette complicité.

Par ailleurs le 30 avril 2016, le Groupe de Travail sur la Détention Arbitraire de l'ONU, après un débat contradictoire, a rendu lors de sa 75e session à New York l'Avis N°22/2016 (concernant Marafa Hamidou Yaya) appelant à sa libération. Il ressort clairement de cet Avis que les droits de la défense et celui d'un procès équitable n'ont pas été respectés.


 

Malgré cette nouvelle recommandation, le régime de Monsieur Biya s'obstine à ne pas respecter cette décision, (Avis) et les retours d'informations qui nous parviennent de Yaoundé, tendent à confirmer la volonté des autorités camerounaises à le maintenir à tout prix en prison car d’après eux, « libérer Marafa avant l'échéance électorale peut se révéler contre productive ».

Monsieur le président jusqu’à quand durera cette injustice ?

L’état de santé du ministre Marafa se dégrade jour après jour et pour de nombreux spécialistes, sa situation est préoccupante et risque de devenir irréversible. Ses conditions de détention sont quasiment inhumaines et dégradantes.

Monsieur le Président le pire peut être évité et la fin de cette injustice obtenue.

C'est pourquoi nous (ASMA), souhaitons que la France, dans le cadre de l’Union Européenne et de l'ONU, où elle occupe une position de choix, pèse de tout son poids lors de ses dialogues réguliers avec les autorités camerounaises, afin qu'elles respectent les engagements internationaux auxquels elles sont tenues, exécutent les recommandations émanant de ceux-ci, et mettent fin à cette injustice.

Ceci devant permettre à Monsieur Marafa Hamidou Yaya de retrouver la liberté, de bénéficier de soins appropriés, et de retrouver sa famille avec laquelle il est totalement séparé depuis 2012.

Assuré de l’intérêt que vous portez à cette affaire, et convaincu que vous saurez mener une action à propos, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président de la république, l'expression de toute notre gratitude et de notre très haute considération.


 

 

Fait à Bruxelles, le 19-07-16

Fabrice Njayou

Le porte-parole

 

 

 

 

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