Correspondance de ASMA au deputé européen Marie Arena

Publié le par Action Solidaire Pour Marafa

Correspondance de ASMA au deputé européen Marie Arena

Madame la députée,

C'est suite à votre intervention du 24/5/15 lors de journée du PS pendant la conférence « démocratie et processus électoral en Afrique» où vous avez manifesté votre volonté de travailler avec de « nouveaux groupes actifs» que nous ( ACTION SOLIDAIRE POUR MARAFA), mouvement né à Bruxelles et militant en faveur de sa libération, venons au près de votre bienveillance solliciter de votre part une audience.

En pièces jointes ,Nous portons à votre connaissance quelques détails sur l'affaire Marafa afin que ceci nous serve de base de discussion lors de cette audience que vous voudrez bien nous accorder à une date qui vous conviendra.

le cas échéant vous pourrez nous contacter à l'une de nos adresses ci- dessus mentionnées. séance tenante, nous vous présenterons notre mouvement , nos objectifs et nos attentes.

Dans l'attente de cette date, Merci déjà de l'attention que vous voulez porter à ce dossier et recevez par ceci l'expression de notre très grande admiration.

Fait à Bruxelles le 05-08-2015

le Porte parole de ASMA

Fabrice Njayou

AFFAIRE MARAFA (affaire de l'achat de l'avion présidentiel )

L'histoire débute en 1995 lorsque l’Etat du Cameroun veut acquérir un nouvel avion pour les déplacements du chef de l’Etat, un avion dit-on devenu obsolète. Les démarches effectuées à l’époque n’étant pas fructueuses ,le président de la république confiera le dossier à son secrétaire général nouvellement promu en 1997 à savoir Marafa Hamidou Yaya et lui demandera d'en assurer la supervision.

Le dossier étant d'une importance capitale, Marafa Hamidou Yaya (MHY) va donc prendre contact avec Boeing et Airbus qui réclament tous du cash.

Marafa Hamidou Yaya contactera à cet effet deux institutions financières EXIMBANK et la COFACE (organisme français d'assurance et de crédit) qui opposent une fin de non recevoir car, d’après eux la dépense n’étant pas prioritaire et le pays étant sous ajustement structurel.

Il s'agissait donc à cette époque d’acquérir l'avion sans attirer l'attention du FMI et de la banque mondiale. C'est dans cette situation d'impasse que Yves-Michel Fotso (YMF) alors directeur de la compagnie nationale aérienne camerounaise dénommée la Camair propose à Marafa Hamidou Yaya de faire appel à GIA international qui peut à travers une SBLC (stand by letter of credit) lever des fonds à l'international et financer le projet.

Marafa Hamidou Yaya va donc rendre compte au président de la république de cette opportunité et celui ci en retour lui demande de poursuivre avec les opérations.

Après avoir obtenu un accord avec GIA, Marafa Hamidou Yaya convoquera une réunion le 13 août 2001 à la présidence de la république avec pour ordre du jour « l'utilisation de la SBLC pour l'achat de l'avion » et avaient pris part a cette réunion

* le ministre des finances Michel Mevaa M'eboutou, oncle maternel du chef de l’Etat et actuel secrétaire général du sénat

* le chef d’état major du président le général Benae Mpecke

* le Directeur général de la Camair Yves Michel Fotso

Au sortir de cette réunion, il était claire que le Cameroun allait traiter avec GIA en émettant une SBLC (stand by letter of credit) qui devait permettre au pays d’acquérir cet avion sans sortir un franc des caisses de l’Etat.

Quelques jours après cette réunion, sans informer le coordonnateur du projet le Ministre des finances va de manière unilatérale sans qu'on ne sache de qui lui est venu l'ordre , virer la somme de 31 millions de dollars directement dans les comptes de Gia-internationale.

Ce n'est que deux semaines plus tard que Marafa Hamidou Yaya sera informé. Les américains vont par la suite du 11sept 2001 bloquer tous les comptes de GIA-internationale et l'entreprise ne lèvera plus les fonds.

C'est dans cette atmosphère qu'en 2002, Marafa Hamidou Yaya sera remplacé au secrétariat de la présidence par Jean Marie Atangana Mebara qui au lieu de poursuivre avec le projet de son prédécesseur va interrompre le contrat avec GIA et procéder à la location d'un avion d'occasion «Albatros» de sinistre réputation. C'est donc pour cette affaire qu'il a été convoqué chez le juge le 16/4/12, écroué à la prison de Nkondengui et condamné à 25ans de prison.

Mme la députée ceci n'est en vérité que la face immergée d'un vaste complot. Nous soumettons à votre attention quelques réflexions à savoir les véritables raisons qui ont conduit à son incarcération (Marafa Hamidou Yaya)

* A sa sortie du gouvernement en 2011 Marafa Hamidou Yaya a fait une tournée dans le « grand nord» qui a été perçue comme une démonstration de force par ses adversaires car des centaines de milliers de personnes étaient venu à sa rencontre

* Quand il était au gouvernement, il avait déjà qualifié l’opération épervier (le nom donné par les médias à une vaste opération judiciaire dans le cadre de la lutte anti-corruption et les détournements de fonds publics au Cameroun) comme étant une manœuvre d’épuration politique lors d'un entretient avec l'ambassadrice des USA

* les révélations par Wikileads de ces conversations et confidences avec l'ambassadrice ont été un coup de pieds dans la fourmilière

* il refusa de rallier en 2011 le camp des signataires d'appel à la candidature de Paul Biya (Président de la république au pouvoir depuis 1982)

* il déconseilla au président de briguer un autre mandat en 2011

* ses collègues du gouvernement lui prête des intentions de vouloir déstabiliser l’Etat avec une armée de 6000 hommes

C'est dans cette atmosphère que Marafa est perçu comme celui qui dérange et doit être neutralisé à tout prix .

Là intervient donc l'affaire de l'avion présidentiel vielle de 11ans donc le Cameroun avait même déjà obtenu gain de cause devant un tribunal de l’Oregon

Dans un procès express dont les droits de la défense ont été bafoués, le tribunal camerounais n'a jamais pu démontrer la culpabilité de Marafa dans ce détournement supposé.

Le soutient de la population à chaque audience scandant « Marafa président » choque le pouvoir qui le condamne à 25 ans.

Le rapport du département d’Etat des USA publié le 22 février 2014et le 5 juillet 2015 fait de Marafa un prisonnier politique, et c'est à ce titre que l'ambassadeur des USA lui a rendu visite au SED (Secrétariat d’Etat à la défense) où il est incarcéré.L'Internationale Socialiste le 7 juillet2015 à sa dernière réunion est allé dans le même sens que le département d’état américain et a appelé à sa libération.

Madame la députée ceci n'est qu'une infime partie d'information sur cette affaire que nous avons voulu porter à votre connaissance en vue de notre rencontre prochaine.

Vous trouverez au besoin tous les détails dans notre blog http://asmarafa.over-blog.com/ où les détails de cette actualité sur www.facebook / action solidaire pour Marafa

Merci de l'attention que vous voudrez porter sur cette affaire.

ACTION SOLIDAIRE POUR MARAFA

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