Affaire de l’avion présidentiel, Afin que nul ne l'ignore : Qui a autorisé le virement des 29 millions de dollars à GIA.?

Publié le par Action Solidaire Pour Marafa

Affaire de l’avion présidentiel, Afin que nul ne l'ignore : Qui a autorisé le virement des 29 millions de dollars à GIA.?

Le fait de se poser cette question aurait permis au juge de voir un peu clair sur l'implication des uns et des autres. Sortir 29 millions de dollars soit 24 milliards de Fcfa des caisses de l’État n'est pas une petite décision et nous pensons que ceci n'a pu se faire sans l'approbation d'un «supérieur hiérarchique» du Minfi déjà que Marafa visionnaire, et soucieux de la bonne gestion de la fortune publique, s'y était opposé préférant une méthode qui allait éviter à notre pays « une prise de risque excessive».


Mais le gestionnaire de la fortune publique Michel Mevaa M'eboutou oncle maternel du chef de l’État Paul Biya , ne voyait pas les choses de cette façon. La preuve, il avait dit à Marafa que «le moment venu, il allait trouver un moyen de payer cela» comme si la fortune publique dont il avait la charge était un bien familial ou personnel dont il pouvait disposer à volonté sans aucune précaution ni procédure.
Sa convocation au tribunal a plus servi à enjoliver la scène qu'a servir la cause de la vérité et n'a non plus permit de savoir de façon directe de qui lui était venu l'ordre de virer cet argent.


Lors de ce contre interrogatoire, Michel Mevaa M'eboutou ne s'est visiblement pas senti à son aise face à Marafa Hamidou Yaya accusé d’être l'ordonnateur du transfert des 24 milliards et d'avoir transmis les comptes de GIA au Minfi, évitant dans la majeur partie du temps de répondre aux questions.
L'oncle maternel du chef de l’Etat à même blanchi l'ex SGPR dans cette affaire puisque lorsque Marafa lui pose cette question « y' a t-il un document signé du SGPR qui ordonne le Minfi d'engager la dépense?» l'oncle maternel du chef de l’État ministre des finances et gestionnaire de la fortune publique répond «.. je n'ai jamais vu ce dossier.....»


Par cet exercice, Michel Mevaa M'eboutou est même allé très loin en affirmant ceci « Vous ne m’aviez pas donné l’instruction de virer ces sommes en espèces, je ne vous en avais pas informé, j’avais souverainement pris cette décision. » et d'ailleurs devant le tribunal ce dernier ne pourra présenter une correspondance à travers laquelle Marafa lui transmet les comptes de GIA .
Cette démarche du Minfi voulant faire croire que Marafa lui a transmis les comptes de GIA est incongrue car ce dernier ne pouvait pas être un inconditionnel de la «security deposit » via l’émission d'une «SBLC» et transmettre ( au téléphone comme le prétend le Minfi) par le même fait les comptes de GIA (synonyme de transfert d'argent) au Minfi.


Curieusement, il existe des correspondances entre le Minfi et Adolphe Moudiki l'Adg de le SNH entre le 21 et le 24 août 2001 indiquant bel et bien des transactions financières et la transmission du numéro du compte de GIA par le Minfi tout ceci se faisant dans le dos de Marafa que rien et aucun document incrimine dans cette affaire .


Toujours en relation avec ce transfert, l'oncle du président de la république lave l'honneur de Marafa en affirmant devant le tribunal que « .... je n'en ai jamais parlé avec le SGPR, mais ce qui se passait c'est quand même la cuisine interne du Minfi »


L'ordonnateur véritable se dévoile clairement dans une des réponses de Michel Mevaa Meboutou devant le tribunal où il dit « l'argent a été viré en vertu des accords » et quand on lui demande les quels, il dit « je ne répond pas » et clairement encore dans cette lettre que Adolph Moudiki échange avec le Minfi en date du 22 août 2001 où il est écrit « suite aux hautes instructions du chef de l’État » et à la lettre du Minfi du 21 août 2001, une somme de 29 millions de dollars a été transférée ce jour à GIA.


On se pose alors la question de savoir pourquoi Mevaa Meboutou n'est pas inquiété par la justice pourtant c’est lui qui prend l'initiative de transférer de l'argent à GIA et son implication dans le scandale «albatros» sans oublier d'autres transactions financières est considérable ; Est ce son lien de parenté avec le chef de l’État qui lui confère cette immunité? Pourquoi avoir rompu le contrat avec GIA et préférer un autre avion?


Nous pensons que les uns et les autres au gré de leurs intérêts avaient des raisons de mettre fin à ce contrat car ce projet d'achat d'avion présidentiel pouvait être une « vache à lait» dans la mesure où une rupture de contrat laissait la porte ouverte à un processus de récupération du magot qui par la suite pouvait être une source d'enrichissement. Leur scénario tapis dans l'ombre est connu aujourd'hui.


Au départ de Marafa en août 2002 du secrétariat général de la présidence, le Bbjet2 était fabriqué et il a personnellement et à mains propres remis le dossier à son successeur en lui précisant l’état d'avancement, et l'importance de celui ci pour la vie de notre pays et la sécurité du chef de l’État . Mais on ne sait quel mouche l'a piqué afin qu'il fasse un revirement à 180 degré.


Cette rupture a été la résultante d'une « co-action intellectuelle d'esprits tordus » qui auraient fait des pressions de toutes part pour arriver à leur fin.
Nous sommes bien tenté de croire que le chef de l’État aurait reçu des «pressions» afin qu'il se sépare de son SG car, comment comprendre que ce denier soit écarté au moment cet acquisition foireuse en cours dont il assurait la supervision.


Ayant obtenus gain de cause , ils auraient « composés» le néophyte afin qu'il donne une autre orientation à cet achat . C'est ainsi qu'il estimera (comme consigné lors de son audition chez juge d'instruction) que « nous ne voulons plus de cet avion. Il faut un avion de plus grande capacité et autonome de vol ». Par la suite ils ont mis l'ambassadeur Medouga dans le coup et d’après le procès-verbal d’audition du 31 Août 2009, ce dernier déclare « Mr Atangana Mebara m’avait appelé au téléphone pour me dire que le Bbjet2 n’est pas le bon choix, que cet appareil commandé auparavant doit être abandonné, et qu’il faudrait approcher Boeing pour qu’en substitution il propose quelque chose qui puisse mieux répondre aux exigences de capacité et d’autonomie de vol. »
Ceux ci avaient les bras tellement long qu'il semble même qu'ils allaient à l'encontre des décisions du chef de l’État comme l'atteste cette déposition de Yves Michel Fotso à la police judiciaire «J'ai pu rencontrer le chef de l'Etat à Genève pour lui expliquer mes divergences avec le SGPR il m'a dit, ''C'EST MOI QUI DECIDE OU VONT-ILS PRENDRE L'ARGENT POUR PAYER UN AVION CASH ? J'AI DES PROBLEMES A BAKASSI ET ILS ME PRENNENT L'ARGENT TOUS LES JOURS! NE M'AVEZ-VOUS PAS DIT QUE L'AVION DEVAIT ETRE FINANCE SUR DIX ANS ? oui, lui-ai je répondu, et il a dit JE DONNERAI DES INSTRUCTIONS AU SGPR PAR TELEPHONE ET ON FERA COMME VOUS AVEZ PREVU DEPUIS LE DEBUT...J'ai finalement été reçu deux jours plus tard à la présidence par le SGPR avec le MINEFI, l'ADG de la SNH. Mebara a déclaré qu’ils ont décidé de traiter avec Boeing directement , donc de payer cash! J'étais (YMF) surpris car j'avais eu un entretien quelques jours avant avec le président qui disait le contraire j'ai demandé la parole pour dire que le président a dit qu'on devait poursuivre avec le financement sur dix ans! il s'est offusqué et m'a dit MONSIEUR L'ADG VOULEZ-VOUS INSINUER QUE VOUS SAVEZ MIEUX QUE MOI CE QUE VEUX LE PRESIDENT ? ON POURSUIT COMME ÇA JUSQU'À INSTRUCTION CONTRAIRE C'EST TOUT.... » cette déclaration de YMF conforte de plus en plus notre théorie de « jeux de pressions et de complot » par des « camerounais d'un autre genre » dans l'abandon du projet Bbjet2


Une fois cette machine lancée, le clan a fait appel à APM (Asset portfolio management) pour récupérer l'argent transferé à GIA et est même allé trop loin en accédant à travers Jean Marie Atangana Mebara par courrier à la demande de APM de conserver dans ses comptes les sommes récupérées. Cette société a même voulu se substituer à GIA-international pour fournir à Paul Biya un «avion moderne et hautement sécurise» comme ci celui que voulait fournir GIA était un avion des années 50.


Yves-Michel Fotso devenu gênant , a fait les frais de ce clan avide de «sang au couleurs de CFA» à travers une nouvelle fois APM qui réalise un audit «taillé à juste mesure» qui conduira comme à leur volonté à l’éviction de Yves-Michel Fotso de la Camair.
Par la suite ils font pression sur le « père » afin qu'il change d'avis sur le Bbjet2 et adopte le Boeing 767-300 Vip comme cela en plus de l'argent récupéré ,ils sont sur de provoquer d'autres virements pour ce nouvel appareil et entre temps afin que le « vieux » ne prenne pas le bus pour aller se reposer à Genève. Ils font «un tour de magie-magie» et lui «ferme les yeux» avec un vieux truc qu'on loue au prix du neuf et le tour est joué. De fil en aiguille on n'assistera à plusieurs transactions bancaires de la SNH toujours en rapport avec ce dossier et qui au finish n'aboutira non plus à l'achat du Boeing 767-300 vip le vrai «chef bandit» dans cette histoire qui réussit malgré tout à s’en sortir sans égratignures et voir «mourir» tous les acteurs, même ses acolytes exactement comme dans un film d'Alain Delon en réalité est « l'oncle maternel» car malgré tout il serait le seul à pouvoir user de toute son influence pour arriver à ses fins. Son implication dans les deux processus est considérable et il a réussi avec l'aide de René Owona ami très personnel du chef de l’Etat à manipuler et à embarquer le jeune SGPR JMAM dans une impasse qui a conduit à l’échec du projet BBjet2


Fabrice Njayou, Porte parole de l'ASMA

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