Nouvelle hospitalisation de Marafa

Publié le par Action Solidaire Pour Marafa

CAMEROUN :: RECHUTE : MARAFA HAMIDOU YAYA HOSPITALISÉ :: CAMEROON

L’ex-ministre d’Etat chargé de l’Administration territoriale et de la Décentralisation est interné à l’hôpital général de Yaoundé.

L’hospitalisation de Marafa Hamidou Yaya se murmure de bouche à oreille dans les couloirs de l’hôpital général de Yaoundé depuis quelques jours. Sa présence dans cette formation hospitalière de référence, confirmée par diverses sources, mobilise un dispositif militaire bien visible sur place, composé d’éléments armés d’un corps d’élite, le Groupement polyvalent d’intervention de la gendarmerie nationale (Gpign). Ceux-ci sont reconnaissables à leurs uniformes noirs et quadrillent l’aile de l’hôpital où est interné l’ex-ministre d’Etat chargé de l’Administration territoriale et de la Décentralisation depuis mercredi 17 juin dernier, confient nos sources. On peut aisément voir ces gendarmes sur les toits, aller et venir dans les couloirs, scrutant les faits et gestes des gardes malades et des visiteurs.

Cela dit, j’avais hâte de quitter l’hôpital, parce que ma seule présence perturbait les autres patients et le personnel. À chacun de mes séjours, l’établissement se transforme en forteresse, avec une cinquantaine de soldats armés jusqu’aux dents qui patrouillent dans les couloirs et sur les toits ! », s’offusquait l’ex-ministre d’Etat. Il se remettait tant bien que mal d’une deuxième évacuation sanitaire, en l’espace de quelques jours, au Centre hospitalier universitaire (Chu) de Yaoundé, après avoir fait un malaise dans sa cellule au Secrétariat d’Etat à la défense chargé de la gendarmerie nationale où il est incarcéré.

La récente hospitalisation à l’hôpital général de Yaoundé est au moins la troisième, en un an, de cet ancien collaborateur du chef de l’Etat qui tend à prendre ses habitudes dans les pavillons soins intensifs des grands hôpitaux de la capitale. Agé de 63 ans, Marafa Hamidou Yaya a été arrêté le 16 avril 2012 puis condamné à 25 ans de prison pour détournement de deniers publics. Une condamnation décriée y compris par des missions diplomatiques à Yaoundé. Deux rapports du département d'état des Etats-Unis sur les pratiques des pays en matière de droits de l'homme le considèrent tout simplement comme un prisonnier politique.

© Le Jour : Claude Tadjon

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